Selon un sondage réalisé par le quotidien Liberté, près de 50 % des Algériens se déclarent tentés par la « harga », c’est-à-dire l’émigration clandestine. Pire encore, 82 % des Algériens connaîtraient dans leur entourage des personnes « en stand-by », prêtes à partir dès que le moment opportun se présentera.
Ces chiffres ne sont pas étonnants lorsqu’on sait que 70 % des jeunes algériens sont au chômage et que le pays se classait en 2005 au 103e rang mondial pour l’indicateur de développement humain, juste derrière les territoires palestiniens. Voilà le principal effet de la décolonisation. Alors qu’à l’époque de l’Algérie française, les terres étaient cultivées et mises en valeur, aujourd’hui, 50 % du foncier agricole n’est même plus exploité. De plus, bien que le pays dispose de ressources naturelles abondantes, la pauvreté ne faiblit pas.
Le sondage ne fait que confirmer le fait que l’Europe et la France constituent un eldorado pour des millions d’Algériens. Ces derniers sont d’ailleurs parfaitement au courant des multiples aides dont disposent les clandestins dans notre pays :
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l’hébergement d’urgence (52.000 places disponibles sur tout le territoire, y compris les nuitées d’hôtels financées par l’Etat pendant la période hivernale, à hauteur de 8.000 places fin 2005).
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l’Aide Médical d’Etat (AME) qui permet de se faire soigner gratuitement et dont le coût atteindra les 490 millions d’euros en 2009 soit 80 millions d’augmentation par rapport à 2008.
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l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) qui permet aux clandestins qui ont des enfants à charge, de recevoir une aide financière afin de se faire assister à domicile.
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la scolarisation gratuite des enfants des clandestins (ce qui les conduit ensuite à être pris en charge par RESF afin d’éviter toute expulsion).
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les prestations de la sécurité sociale en matière de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles, si le clandestin travaille au noir.
Il est certain que tant que la suppression de la totalité des aides à destination des clandestins et la mise en place d’une politique de préférence nationale, ne seront pas effectuées, il y aura toujours plus d’Algériens pour accomplir la « harga ».