
Les chiffres de limmigration selon Michel Godet, économiste, professeur au conservatoire national des arts et métiers :
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Ces chiffres, dit-il, sont fiables mais pas officiels car ils sont tenus dans le flou le plus total (volontairement ou involontairement).
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Il y a plus dimmigrés qui arrivent en Europe aujourdhui quaux Etats-Unis (1,7 Millions).<o:p></o:p>
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Il y a les visas longue durée (VLD) 215 OOO entrées par an en France (chiffre qui a doublé depuis 1994 selon lINED).<o:p></o:p>
Les visas courte durée : par ex. 65 000 étudiants viennent en France par an mais repartent-ils vraiment dans leur pays dorigine à lissue de leurs études ? Sinon, cela signifie que l'on pille la ressource de ces pays là.
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La France est le premier pays au monde pour la demande dasile : 65000 demandes par an. On en régularise 20 000 par an ; il en reste donc 40 000 qui sévaporent dans la nature. Et comme par hasard, tous les ans les préfets régularisent 30 000 clandestins qui sont parmi le stock car, il faut savoir quau bout de dix ans de clandestinité en France, vous êtes régularisés et pouvez sortir du bois.<o:p></o:p>
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Si l'on a besoin dimmigrés cest à cause du manque de formation ciblée et de la démographie française en chute libre et ce serait pour occuper des emplois dassistants aux personnes agées et métiers du bâtiment, de sage-femme et d'infirmière, par ex. Il y aurait personne capable de le faire en France, soit-disant, alors que nous comptons 3 millions de chômeurs !
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Nous constatons aussi un chômage des sur diplômés. Il y a trop de diplômés, inadaptés à la demande des entreprises et donc inemployables.<o:p></o:p>
15% des jeunes sont en échec scolaire dans les ZUP où l'on a concentré les handicaps. Ces jeunes sont en grande majorité non francophones, et donc inemployables aussi.<o:p></o:p>
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Et puis, quels seront les innovations de demain qui vont définir les besoins demplois de demain ? On ne sait pas. Donc, quels immigrés pour demain ? <o:p></o:p>
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Pourquoi les bras et les têtes de demain ne peuvent pas être Français ? Car, cela voudrait dire, refondre notre éducation et notre enseignement, et être nous-mêmes créateurs demplois et dentreprises. Comme on ne peut pas ou veut pas le faire, on préfère subir une immigration.<o:p></o:p>
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Quand il y 8 personnes qui immigrent en France, une seule le fait pour un contrat de travail. Le reste, soit par le droit d'asile, soit pour le regroupement familial. Ces deux derniers types d'immigration sont donc nécessairement subies pour la France. Car elle va devoir les financer (logement, CMU, RMI, éducation, etc ). Et comme ces personnes ne parlent pas français et inadaptées à nos besoins de travail, on peut penser que ce n'est pas demain la veille qu'ils rapporteront de la richesse à la France. <o:p></o:p>
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On dit toujours que les Français ne veulent pas travailler à certains postes. Mais arrêtons de rêver ! La réalité c'est que les jeunes Français ne sont pas ou plus formés à ces postes depuis des années ! C'est de là que vient la pénurie.
Donc, arrêtons de créer trop de surdiplômés et adaptons la formation aux besoins réels en France. Cela nous permettrait de ne pas faire appel à de la main d'oeuvre extérieure. Mais cela voudrait dire deux choses : dégraisser le mammouth et faire une politique familiale de natalité. Et là, personne n'a le courage de le faire, à part le FN.Cela voudrait dire aussi redonner à la France son pouvoir de décision.
Ainsi, ce n'est pas que la France manque d'immigrés, mais de Français formés de manière pragmatique. Et les gens au chômage depuis trop longtemps ne sont plus adaptés aux besoins nouveaux.