Dernier éditorial en date du 6 octobre intitulé Hommage à la catin, publié sur le site du quotidien Le Figaro, qui abonde dans ce sens : <O:P></O:P>
<O:P>
" On doit à la démocratie dopinion davoir fait redécouvrir la nation aux politiques, qui en étaient à louer lEurope sans frontières ni passé. Depuis le 29 mai 2005, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ne jurent plus que par elle. Aussi est-il déconcertant que les deux candidats, apparemment les plus à lécoute des citoyens, naient pas eu un mot pour dénoncer, avec laffaire Redeker, loffensive contre lesprit français et ses insolences. À quoi bon en appeler à la patrie, si cest pour se montrer indifférent à sa culture ? <O:P></O:P>
<O:P></O:P>
Les Français sont davantage attachés à la préservation de leur identité que nombre de leurs dirigeants, disposés à laisser filer certains fondamentaux de la République pour tenter de calmer des nouveaux venus refusant de se fondre. Ce rappel implicite aux racines judéo-chrétiennes, qui ninterdit pas louverture aux autres, est un acte de survie. Or, se laisse voir chez les candidats une gêne à défendre un héritage dont Voltaire nest pas le moindre. Toujours ces cadeaux au Front national. <O:P></O:P>
<O:P>
Sans oublier un récent discours de Nicolas Sarkozy très centré sur la défense de la nation et de la République, aux accents gaulliens, ni les approches à pas prudents mais bien réels de Ségolène Royal. Bref, tout le monde sy met !<O:P>
<O:P></O:P>
Incroyable, comment cette idée se répand maintenant, combien on la trouve dans les éditoriaux qui la passaient sous silence auparavant. Pourtant, elle relevait il y a encore peu du "politiquement incorrect". <O:P></O:P>
<O:P>
Honnie hier, cette thématique est aujourdhui chérie par tous.<O:P></O:P>
<O:P>
Pourquoi avoir attendu si longtemps ?<O:P></O:P>
<O:P>
Est-ce la réalité qui rattrape les esprits ? Faut-il lattribuer à un réflexe de survie face à UNE menace plus palpable ? <O:P></O:P>
<O:P>
En ce qui me concerne, jattire lattention, jalerte même sur ce délaissement depuis 200& ; Et je parle bien de "délaissement", autrement dit un vide qui a profité au Front national. Cependant, à lépoque, au mieux je passais pour un dangereux déséquilibré psychologique, au pire - mais cest une tradition dans le débat en France, pourtant patrie du siècle des Lumières, donc de la libre pensée - pour un fasciste. <O:P></O:P>
<O:P>
<O:P>
Défendre lidentité de son pays, le respect de ses valeurs et de ses principes : la France est le seul pays au monde où cette posture vous vaut dêtre insulté, ostracisé, et condamné sans appel par la bien-pensance à luvre dans notre pays. Cest une inquisition qui ne porte pas son nom mais qui nen est pas moins terrifiante. Heureusement que le bûcher nexiste plus !<O:P></O:P>
<O:P>
<O:P>
En ce domaine, la France marche sur la tête. Quand se décidera-t-elle à renouer un minimum avec la Raison, loin de la folie, à honorer ses grands esprits et donc à ne plus insulter son histoire ? Mais il y a de quoi être sceptique, car les métastases sont nombreuses. Le mal est profond et bien enraciné. Et je ne vois toujours pas de remèdes ni de médecins à la hauteur de la situation, dautant quen la matière, nos responsables naviguent entre résignation et lâcheté. Il y a longtemps que le courage les a quittés sur ces sujets. <O:P></O:P>
<O:P>
La France a perdu (vendu ?) son âme. Ce qui faisait rêver le monde séteint doucement mais sûrement. La flamme vacille ! Ce nest pas être réactionnaire ni faire preuve dun patriotisme aveugle ou encore dun ethnocentrisme arrogant, comme aiment à le dire les adeptes de la bien-pensance, et jen passe. Il suffit de voyager, de rencontrer des personnes aux quatre coins du notre chère planète, qui ont visité notre magnifique pays, pour se rendre compte que limage sublimée de la France jaunit. La déception est sur les visages. Ou il suffit tout simplement de discuter avec nos chers compatriotes installés hors de lhexagone : lamertume est tangible, ce nest pas un produit de limagination. <O:P></O:P>
<O:P>
Lidentité de la France sest altérée, et à une vitesse, il y a dix ans encore, inimaginable. Par identité, il faut entendre une matrice de valeurs, de principes mais aussi une culture fruit dun héritage historique, social et religieux multiséculaire, ainsi quun art de vivre spécifique. Pourquoi serait-il honteux de dénoncer cette perte didentité ? De sen inquiéter ? Quand une personnalité souffre de troubles, subit une altération de son individualité, le (premier) réflexe nest-il pas de la soigner, datténuer sa souffrance et de laider à se retrouver ? Pourquoi en irait-il autrement pour les pays ? En loccurrence pour la France ? En quoi agir de la sorte serait-il scandaleux ? En effet, la richesse de notre civilisation nest-elle pas sa diversité ? Donc, affirmer lidentité de chaque pays, cest résister au rouleau compresseur de luniformisation, appelée aussi standardisation, car ce nest pas la vocation de ce monde à lessence plurielle. Cest donc préserver cette richesse de culture, de tradition, darts, etc., qui donne toute la saveur au voyage ! <O:P></O:P>
<O:P>
Encore faut-il formuler le bon diagnostic et prescrire les bons remèdes. Etablir le bon diagnostic exige du courage, reconnaître les faits tels quils sont et non tels quon voudrait quils fussent, une ouverture desprit, soit ne pas le réduire à sa plus simple expression, soit à un problème dimmigration, de religion et de race, comme beaucoup le font sans scrupule et à des seules fins démagogiques, donc électorales. En effet, quand on parle didentité, beaucoup voient rouge car ils soupçonnent illico une mise en cause déguisée de lislam, de la communauté musulmane par exemple. En raison dune prétendue incompatibilité ! Or, il est important de rappeler que les débordements sont le fait dune ultraminorité, dont seul lécho dans le monde médiatique amplifie le phénomène. La vaste majorité ne pose aucun souci, doù une approche simplificatrice. Cest bien souvent un faux procès qui aboutit à cacher à la fois la couardise de nos responsables politiques, léchec de leur politique dite dintégration, et leur manque didées neuves face à une situation en constante dégradation et qui leur échappe.<O:P></O:P>
<O:P>
<O:P>
Cest, en effet, faire limpasse sur une acculturation à luvre de plus grande ampleur, de longue date et aux effets bien réels : laméricanisation de notre mode de vie. Américanisation qui intervient dans tous les domaines : alimentation (fast-food justement renommée malbouffe, et son corollaire lobésité), cinéma (les productions outre-Atlantique règnent en maîtres au box-office), la langue (intrusion croissante de mots anglais), la télévision (invasion des séries sans compter la déferlante de la télé-réalité), la ségrégation spatiale (création de ghettos) et son pendant ethnique (communautarisation), linsécurité (violence gratuite en hausse et affrontement des gangs), etc. Etonnant de voir comment ce phénomène ne prête plus à discussion, alors quil participe à cette confusion identitaire, voire à la destruction partielle de lidentité. <O:P></O:P>
<O:P>
<O:P>
Pour bien aborder ce défi nouveau, il faut, dune part, ne plus se mentir ou se voiler la face sur une réalité sans rapport avec une époque qui nexiste plus et quil est vain de vouloir réanimer. Cest aussi inutile que de sacharner à faire revivre un cadavre. Dautre part, il faut traiter de ce sujet en termes de vision, de volonté, dengagement et dattachement. Donc, il concerne chacun de nous. <O:P></O:P>
<O:P>
On ne dénonce pas par plaisir, contrairement à ce quon entend. On ne joue pas les cassandres par plaisir. Cette inquiétude est le fruit dun attachement réel à la France, la traduction dun amour vrai pour notre pays. Assister à cette lente décomposition blesse. Pourtant, la fatalité nexiste pas. Mais si chacun avait assumé ses responsabilités et avait agi en conséquence, la France aurait pu se relever. Cela na pas été le cas. <O:P></O:P>
<O:P>
Maintenant, la France ressemble à un bateau ivre ou fantôme. La dérive se poursuit. Jusquoù ? Cest dommage, car le point de non-retour na pas été atteint. Liceberg est en vue, indiscutablement, mais encore évitable à condition denclencher la manuvre idoine pour se hisser à la hauteur de lenjeu. Lespoir est donc encore présent. Mais pour combien de temps ? Car les signaux positifs de nos responsables politiques se font rares, en dépit de violents coups de semonce qui fragilisent notre démocratie, ce qui nest pas sans rappeler un passé proche. Cest toute la tragédie de ce pays. Un pays légal complètement déconnecté de son pays réel, pourtant, aux énergies formidables et fort datouts uniques, mais livré à lui-même. <O:P></O:P>
<O:P>
Mais le temps presse. Liceberg se rapproche. Camus écrivait : "Lhomme est responsable de ce quil est." Il en va de même pour notre pays. A la France de choisir ce quelle veut être, demain. Autrement dit, de choisir son destin. Mais ensuite, quelle ne se plaigne pas, quelle naccuse pas un tiers, quelle ninvoque je ne sais quelle excuse comme à son habitude. Elle aura décidé, et la route sera tracée : soit droit dans liceberg, et ce sera la fin dune histoire, soit à côté, et le génie français perdurera. <O:P></O:P>
<O:P>
La France peut encore choisir mais... vite, car les compas saffolent.
Source : Agoravox
Mes remarques :
C'est sûr que tout le monde parle de la nation, mais le FN en parle depuis plus longtemps que d'autres, lesquels, font semblant de se réveiller sur les grands principes alors qu'ils les avaient honnis pendant des décénies. C'est un signe purement électoral car l'on sait que gauche comme droite sont POUR le traité de la constitution européenne qui, après celui de Maastrich et des autres traités, signifie la dissolution de la France, en tant que Nation souveraine.
Seul le FN, et à sa tête J.M. Le Pen défend la nation souveraine et la construction d'une europe des nations et non d'une europe fédéraliste à la botte des Etats-Unis.
Le vrai successeur de De Gaulle, c'est bien J.M. Le Pen pour l'amour de la patrie et les propositions qui vont avec.
Car que dire, des propos de Sarkosy comparés à ses actes ? Ils sont à l'antipode. M. Sarkosy fait des effets d'annonce, mais que FAIT-il ? Que prône-t-il ? Hé bien, justement, une France sans âme, multi-ethnique, multiculturelle, avec en filigrane :
- le financement public des mosquées (et donc par le contribuable)
- le vote des immigrés et même des étrangers aux élections locales
- la reconnaissance par l'Etat de toutes les minorités et communautés même si cela déséquilibre l'ordre national et ses valeurs.
- L'immigration choisie qui est une immigration supplémentaire
- Le relogement des clandestins dans des hôtels payés par l'Etat...
- La carte famille nombreuse attribuée aux étrangers...
J'en passe et des meilleures.
Ils semble donc que le constat soit le même mais pas les remèdes. Ces décisions là ne sont pas des remèdes à la protection de l'identité de la France et de la nation française ou de la République.