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Hortefeux, démission

Sans-papiers: Marine Le Pen demande la démission de Brice Hortefeux

La vice-présidente du Front national Marine Le Pen a demandé jeudi la démission du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux et dénoncé par avance une "régularisation massive" des travailleurs sans-papiers.

Interrogée sur BFM-TV et RMC-Info après les propos du ministre qui avait reconnu une hypocrisie administrative dans le fait que les sans-papiers payent des impôts, la fille de Jean-Marie Le Pen a déclaré: "Une hypocrisie d'Etat? Ça veut donc dire que M. Hortefeux nous dit: 'oui, j'avoue que l'Etat perçoit des impôts sur des gens dont on sait qu'ils sont des sans-papiers'. Ne serait-ce que ça, cela devrait entraîner la démission de M. Hortefeux".

Particulièrement remontée sur la question, Marine Le Pen a affirmé que l'étude au "cas par cas" prônée par le ministre de l'Immigration allait déboucher sur une régularisation massive, qui va créer un "appel d'air vertigineux à l'immigration clandestine".

"C'est quoi ses critères? Il va régulariser les employés des restaurants qui sont fréquentés par le président de la République?", a-t-elle ironisé, faisant référence au "Café de la Jatte" à Neuilly dont les employés font grève pour obtenir une régularisation. "Ils sont tous dans la même situation, ils sont sans-papiers et ils travaillent. Par conséquent, ils seront massivement régularisés", a estimé la dirigeante frontiste.

Tout en dénonçant un "esclavagisme moderne" pour les clandestins, Marine Le Pen a reproché à l'Etat le "coût" de l'immigration à la collectivité, qu'elle évalue à "36 milliards" d'euros. Le nombre de salariés sans-papiers est en réalité de "plusieurs centaines de milliers", selon la vice-présidente du FN.

"L'immigration sert à écraser les salaires", s'est-elle insurgé, jugeant "complices" les syndicats de salariés et du patronat, en particulier l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) et son président André Daguin, qui "protège" les patrons "qui ne sont pas de bonne foi" en employant des clandestins à "3,80 euros de l'heure".

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/

 

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