Européen...'même s'il ne fait pas les affaires de la France' 02/06/2008
Lu sur le blog de Jean Quatremer , qui rapporte une rencontre "off" sur l'UE à l'Elysée : "Ce qui m'a le plus frappé, c'est le fait que, contrairement à Jacques Chirac, Sarkozy a toujours mis en avant l'intérêt européen et a évité de parler de l'intérêt de la France..." Il ne manquerait plus que ça en effet ! "Une véritable rupture, de ce point de vue" ajoute avec délice le correspondant de Libé à Bruxelles, visiblement sous le charme de ce président si peu soucieux de défendre le pays qui l'a élu : "À plusieurs reprises, il a trouvé des accents mitterrandiens. Par exemple, sur le paquet «lutte contre le changement climatique» : « il faut prendre ce paquet tel qu'il est, même s'il ne fait pas les affaires de la France. Si on commence à entrer dans une négociation point par point, c'est fini ». Il est vrai que si l'on commence à demander au Président de la République de défendre les intérêts de la France, ou va-t-on...?! On suppose qu'il a raisonné de la même manière au sujet du Traité de Lisbonne qui recycle la Constitution européenne rejetée il y a trois ans. Mais on allait quand même pas "entrer dans une négociation point par point" !