Mardi 25 novembre, leurosceptique Vaclav Klaus président de la République a solennellement déclaré devant la Cour Constitutionnelle que le Traité de Lisbonne amenuisera la souveraineté tchèque au sein de lUnion Européenne (UE). En déclarant le Traité de Lisbonne conforme à la constitution tchèque, la Cour Constitutionnelle vient dinfliger un sévère camouflet à Vaclav Klaus qui actuellement apparaît de plus en plus isolé au sein de la classe politique. Le ministre irlandais des Affaires Européennes Dick Roche a déclaré mardi à Prague que lIrlande procédera à un nouveau référendum après des négociations très minutieuses entre son gouvernement et le Conseil Européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008.
Pourtant mardi devant la Cour Constitutionnelle de la République tchèque, Vaclav Klaus avait longuement développé un grand nombre darguments contre le Traité de Lisbonne. Son idée directrice consista à démonter quen cas dadoption de ce funeste traité européiste, la position internationale de son pays sera modifiée et sa souveraineté inexistante au sein de lUE. Très pédagogue le président tchèque a souligné le caractère indépendant et neutre de la Cour constitutionnelle, qui doit se montrer imperméable aux diverses pressions exercées par les instances européistes. Il sest efforcé de démontrer le caractère anticonstitutionnel du Traité de Lisbonne qui selon lui transforme de facto lUE en un État fédéral. Il a également souligné son caractère irréfragable, irréversible et permanent.
Leurosceptique Vaclav Klaus a pertinemment démontré à la Cour Constitutionnelle quelle sera la première victime de ce Traité européiste puisque ses pouvoirs seront à lavenir limités et soigneusement encadrés. Avant de rendre leur décision à propos de ce Traité, les juges constitutionnels doivent mesurer que les décisions politico-économiques de lUE seront souveraines et supranationales. En clair elles sappliqueront à chaque État membre et aux citoyens des 27 États de lUE, tandis que les constitutions nationales ne conserveront plus quune valeur symbolique.
Cest pourquoi à la fin de son remarquable discours, Vaclav Klaus a solennellement conseillé à la Cour de rejeter le Traité de Lisbonne en raison de sa non-conformité avec la Constitution tchèque.
Mais mercredi à Prague, la Cour Constitutionnelle a infligé un sérieux désaveu pour Vaclav Klaus lorsque son président Pavel Rychetsky a déclaré le Traité de Lisbonne conforme à la constitution tchèque. Dans son examen préliminaire, la Cour a balayé dun revers de main lensemble des arguments développés la veille par le Chef de lÉtat tchèque.
Ainsi Vaclav Klaus apparaît actuellement de plus en plus isolé au sein de la classe politique tchèque notamment après que le Premier ministre Mirek Topolanek et son ministre des Affaires Étrangères Karel Schwarzenberg ont publiquement déclaré que cette décision de la Cour constitue une bonne nouvelle pour le pays et lEurope.
Cette décision cruciale de la plus haute instance juridique tchèque ouvre la voie au processus de ratification parlementaire par les 2 chambres du Parlement. Même si le Parlement tchèque devrait normalement entériner ce Traité européiste, son approbation risque dêtre un peu difficile et contrariée en raison dun vote serré au Sénat.
Ainsi après la récente ratification parlementaire du Riksdag (parlement suédois) le 20 novembre 2008, la République tchèque sera lun des derniers États membres de lUE à adopter ce Traité qui annihile toute notion de souveraineté et dindépendance financière. On sait également que le 1er janvier 2009 la République tchèque succédera à la France pour assurer durant 6 mois la présidence tournante de lUnion Européenne.
Pour linstant il ne reste plus que la résistance symbolique du Président polonais Lech Kaczynski qui doit apposer sa signature sur le fameux Traité, adopté massivement par la Diète (Sejm, Chambre Basse) le 1er avril 2008 puis par le Sénat le lendemain.
Vers un nouveau référendum en Irlande ?
De son côté le ministre irlandais des Affaires Européennes Dick Roche se trouvait mardi à Prague où il a déclaré que son pays organisera un second référendum sur le Traité de Lisbonne, après laboutissement de négociations et ladoption dun certain nombre de modifications. Ces négociations entre le gouvernement irlandais et lensemble des partenaires européens qui sannoncent dores et déjà minutieuses et serrées débuteront lors du Conseil Européen de Bruxelles les 11 et 12 décembre prochain.
Lors de ce Sommet européen, le premier ministre irlandais Brian Cowen proposera une feuille de route qui affirme prendre en compte une partie des préoccupations des Irlandais. Cest ainsi que ce Document abordera les questions suivantes dans les domaines politique, économique et de Défense nationale : neutralité, conscription dans la future armée européenne, suppression pour lIrlande dun poste permanent de Commissaire Européen au sein de lUE et perte du contrôle de la politique de taxation. Tout comme le Royaume-Uni et le Danemark, lIrlande cherche à obtenir un certain nombre davantages particuliers et de clauses dexception dans certains domaines cruciaux.
On se souvient que le 18 mai 1993, le gouvernement danois avait officiellement signé une nouvelle mouture du Traité de Maastricht que les électeurs avaient préalablement rejeté par référendum en 1992. Suite aux 4 clauses de lActe dEdimbourg de décembre 1992 (citoyenneté, Union économique et monétaire, Défense nationale, Intérieur et Justice), le Traité de Maastricht rebricolé fut de nouveau soumis à des électeurs danois sommés de lapprouver. Cest ainsi que le Danemark échappa à lEuro en conservant sa monnaie souveraine.
Comme nous lavons vu hier avec la visite officielle du président du Parlement Européen Hans-Gert Pöttering en Irlande, cette courageuse nation celte est actuellement lobjet de toutes les sollicitudes et préoccupations des européistes. Michael Martin, ministre irlandais des Affaires Étrangères a indiqué quil avait eu différents contacts avec la présidence française de lUE ainsi quavec divers caciques européistes.
Quant à Dick Roche, il se veut très circonspect et a clairement établi quun deuxième référendum sera organisé en Irlande uniquement après ladoption des diverses modifications souhaitées par son gouvernement. Cest à dire un Traité de Lisbonne bis, vaguement remanié et bricolé à la va-vite mais qui gardera lensemble de ses fondements les plus nocifs. Il sagit tout simplement dune énième mascarade destinée à tromper des électeurs crédules. Comme ces modifications et clauses dexception seront adoptées progressivement lors de négociations minutieuses entre Européens, le processus de ratification risque de traîner encore durant plusieurs mois. Ce ne sera quaprès la conclusion dun accord final avec lUE, que le référendum sera officiellement organisé et sa date publiquement dévoilée.
En attendant tous les patriotes français et européens doivent se mobiliser pour les prochaines élections européennes de juin 2009 en soutenant activement dans leurs nations respectives leurs candidats patriotes et eurosceptiques. Toute abstention ou constitution de liste dissidente sera une action criminelle qui facilitera luvre de destruction des nations souveraines entreprise par des technocrates euro-mondialistes sans scrupules.