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Blog sur la politique, sur le front national et l'actualité.

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Irlande, vers un nouveau référendum ! La haine du peuple.

Signé en grande pompe à Lisbonne le 13 décembre 2007, le Traité de Lisbonne est ratifié progressivement par voie parlementaire dans chaque Etat membre de l'UE

Signé en grande pompe à Lisbonne le 13 décembre 2007, le Traité de Lisbonne est ratifié progressivement par voie parlementaire dans chaque État de l'UE

Mardi 25 novembre, l’eurosceptique Vaclav Klaus président de la République a solennellement déclaré devant la Cour Constitutionnelle que le Traité de Lisbonne amenuisera la souveraineté tchèque au sein de l’Union Européenne (UE). En déclarant le Traité de Lisbonne conforme à la constitution tchèque, la Cour Constitutionnelle vient d’infliger un sévère camouflet à Vaclav Klaus qui actuellement apparaît de plus en plus isolé au sein de la classe politique. Le ministre irlandais des Affaires Européennes Dick Roche a déclaré mardi à Prague que l’Irlande procédera à un nouveau référendum après des négociations très minutieuses entre son gouvernement et le Conseil Européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008.

Pourtant mardi devant la Cour Constitutionnelle de la République tchèque, Vaclav Klaus avait longuement développé un grand nombre d’arguments  contre le Traité de Lisbonne. Son idée directrice consista à démonter qu’en cas d’adoption de ce funeste traité européiste, la position internationale de son pays sera modifiée et sa souveraineté inexistante au sein de l’UE. Très pédagogue le président tchèque a souligné le caractère indépendant et neutre de la Cour constitutionnelle, qui doit se montrer imperméable aux diverses pressions exercées par les instances européistes. Il s’est efforcé de démontrer le caractère anticonstitutionnel du Traité de Lisbonne qui selon lui transforme de facto l’UE en un État fédéral. Il a également souligné son caractère irréfragable, irréversible et permanent.

L’eurosceptique Vaclav Klaus a pertinemment démontré à la Cour Constitutionnelle qu’elle sera la première victime de ce Traité européiste puisque ses pouvoirs seront à l’avenir limités et soigneusement encadrés. Avant de rendre leur décision à propos de ce Traité, les juges constitutionnels doivent mesurer que les décisions politico-économiques de l’UE seront souveraines et supranationales. En clair elles s’appliqueront à chaque État membre et aux citoyens des 27 États de l’UE, tandis que les constitutions nationales ne conserveront plus qu’une valeur symbolique.

C’est pourquoi à la fin de son remarquable discours, Vaclav Klaus a solennellement conseillé à la Cour de rejeter le Traité de Lisbonne en raison de sa non-conformité avec la Constitution tchèque.

Mais mercredi à Prague, la Cour Constitutionnelle a infligé un sérieux désaveu pour Vaclav Klaus lorsque son président Pavel Rychetsky a déclaré le Traité de Lisbonne conforme à la constitution tchèque. Dans son examen préliminaire, la Cour a balayé d’un revers de main l’ensemble des arguments développés la veille par le Chef de l’État tchèque.

Ainsi Vaclav Klaus apparaît actuellement de plus en plus isolé au sein de la classe politique tchèque notamment après que le Premier ministre Mirek Topolanek et son ministre des Affaires Étrangères Karel Schwarzenberg ont publiquement déclaré que cette décision de la Cour constitue “une bonne nouvelle pour le pays et l’Europe”.

Cette décision cruciale de la plus haute instance juridique tchèque ouvre la voie au processus de ratification parlementaire par les 2 chambres du Parlement. Même si le Parlement tchèque devrait normalement entériner ce Traité européiste, son approbation risque d’être un peu difficile et contrariée en raison d’un vote serré au Sénat.

Ainsi après la récente ratification parlementaire du Riksdag (parlement suédois) le 20 novembre 2008, la République tchèque sera l’un des derniers États membres de l’UE à adopter ce Traité qui annihile toute notion de souveraineté et d’indépendance financière. On sait également que le 1er janvier 2009 la République tchèque succédera à la France pour assurer durant 6 mois la présidence tournante de l’Union Européenne.

Pour l’instant il ne reste plus que la résistance symbolique du Président polonais Lech Kaczynski qui doit apposer sa signature sur le fameux Traité, adopté massivement par la Diète (Sejm, Chambre Basse) le 1er avril 2008 puis par le Sénat le lendemain.

Vers un nouveau référendum en Irlande ?

De son côté le ministre irlandais des Affaires Européennes Dick Roche se trouvait mardi à Prague où il a déclaré que son pays organisera un second référendum sur le Traité de Lisbonne, après l’aboutissement de négociations et l’adoption d’un certain nombre de modifications. Ces négociations entre le gouvernement irlandais et l’ensemble des partenaires européens qui s’annoncent d’ores et déjà minutieuses et serrées débuteront lors du Conseil Européen de Bruxelles les 11 et 12 décembre prochain.

Lors de ce Sommet européen, le premier ministre irlandais Brian Cowen proposera une “feuille de route” qui affirme prendre en compte une partie des préoccupations des Irlandais. C’est ainsi que ce Document abordera les questions suivantes dans les domaines politique, économique et de Défense nationale : neutralité, conscription dans la future armée européenne, suppression pour l’Irlande d’un poste permanent de Commissaire Européen au sein de l’UE et perte du contrôle de la politique de taxation. Tout comme le Royaume-Uni et le Danemark, l’Irlande cherche à obtenir un certain nombre d’avantages particuliers et de clauses d’exception dans certains domaines cruciaux.

On se souvient que le 18 mai 1993, le gouvernement danois avait officiellement signé une nouvelle mouture du Traité de Maastricht que les électeurs avaient préalablement rejeté par référendum en 1992. Suite aux 4 clauses de l’Acte d’Edimbourg de décembre 1992 (citoyenneté, Union économique et monétaire, Défense nationale, Intérieur et Justice), le Traité de Maastricht rebricolé fut de nouveau soumis à des électeurs danois sommés de l’approuver. C’est ainsi que le Danemark échappa à l’Euro en conservant sa monnaie souveraine.

Comme nous l’avons vu hier avec la visite officielle du président du Parlement Européen Hans-Gert Pöttering en Irlande, cette courageuse nation celte est actuellement l’objet de toutes les sollicitudes et préoccupations des européistes. Michael Martin, ministre irlandais des Affaires Étrangères a indiqué qu’il avait eu différents contacts avec la présidence française de l’UE ainsi qu’avec divers caciques européistes.

Quant à Dick Roche, il se veut très circonspect et a clairement établi qu’un deuxième référendum sera organisé en Irlande uniquement après l’adoption des diverses modifications souhaitées par son gouvernement. C’est à dire un Traité de Lisbonne bis, vaguement remanié et bricolé à la va-vite mais qui gardera l’ensemble de ses fondements les plus nocifs. Il s’agit tout simplement d’une énième mascarade destinée à tromper des électeurs crédules. Comme ces modifications et clauses d’exception seront adoptées progressivement lors de négociations minutieuses entre Européens, le processus de ratification risque de traîner encore durant plusieurs mois. Ce ne sera qu’après la conclusion d’un accord final avec l’UE, que le référendum sera officiellement organisé et sa date publiquement dévoilée.

En attendant tous les patriotes français et européens doivent se mobiliser pour les prochaines élections européennes de juin 2009 en soutenant activement dans leurs nations respectives leurs candidats patriotes et eurosceptiques. Toute abstention ou constitution de liste dissidente sera une action criminelle qui facilitera l’œuvre de destruction des nations souveraines entreprise par des technocrates euro-mondialistes sans scrupules.

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