Le traité de Lisbonne, sorte de Constitution européenne « light », a été signé le 13 décembre dernier par les vingt-sept pays membres de l'Union européenne. En France, le président Nicolas Sarkozy est déterminé à faire ratifier le texte par voie parlementaire. La volonté des Français, opposés au projet constitutionnel en 2005, serait « bafouée », dénonce Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'université de Rennes. Elle est l'un des premiers constitutionnalistes français à monter au front contre ce qu'elle qualifie de « déni démocratique ». Entretien.