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Blog sur la politique, sur le front national et l'actualité.

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La réalité de la "fécondité française"

Mercredi 14 janvier 2009, tout ce qui compte comme médias officiels en France présentait les Françaises comme des championnes de la fécondité avec un taux de 2,02 enfants par femme, « un niveau jamais atteint » selon l’INSEE qui a rendu le chiffre public avec tous les autres concernant les résultats des analyses du recensement.

Il y a donc eu 834 000 naissances recensées en France en 2008 pour une population de 64,3 millions d’âmes.

Pourtant, il ne faut pas sous-estimer le fait que ce ne sont pas les Françaises (de souche ou non) qui ont un taux de fécondité de 2,02, mais les « femmes accouchant en France », ce qui est effectivement assez différent : Les femmes asiatiques (qui n’ont pas encore la nationalité française) mais vivant en France ont une fécondité de 2,7 ; les Maghrébines de 3,4 ; les Turques de 3,7 et les Africaines de 4,3.
Si l’on ne prend que les femmes de nationalité française, on tombe à 1,8 ; et que les femmes nées françaises, de parents français, quelle que soit leur origine, on descend à 1,7.

Des chiffres coroborés par d’autres publiés les années précédentes par d’éminents démographes ou des périodiques spécialisés. Le phénomène n’est pas nouveau, comme l’évoquait déjà Le Figaro le 20 fév. 2004 : Les données de l’INSEE en 2000 (François Legros, « La fécondité des étrangères en France : une stabilisation entre 1990 et 1999 » Insee Première, mai 2003) montraient non seulement que l’écart restait important, mais que la fécondité des femmes étrangères établies en France dépassait souvent désormais celle de leur pays d’origine. Exemples : Maghrébines : 3,24 enfants par femme (au Maghreb : 2,7) ; Africaines : 4,7 enfants par femme (en Afrique : 5,8) ; Turquie : 3,35 (en Turquie : 2,5).

L’accroissement de la population française serait en fait dû aux conséquences directes de l’immigration. En 2006, encore, le démographe Jacques Dupâquier rappelait que la fécondité des femmes africaines et turques était plus élevée en France (3,4 enfants par femmes) que dans leur pays d’origine (Valeurs actuelles, 28 août 2008).
Car, en France, et ce n’est pas nouveau, les statistiques de natalité prennent toujours en compte la fécondité des femmes étrangères. Pour 2007, nous avons : maghrébines (3,25 enfant par femme), africaines (4,04), turques (3,3) et asiatiques (2,83). Des chiffres qui déjà étaient manifestement plus élevés que ceux des femmes françaises qui étaient alors en moyenne de 1,95 enfant par femme selon le bilan démographique 2007 (qui agrège des données collectées provisoires aux chiffres parus en 2006).

Aussi, il y a un an, le phénomène se répétait. Et Gérard-François Dumont, professeur à l’université de Paris-IV Sorbonne, directeur de Population et Avenir, dans le numéro de janvier 2008, donnait de très utiles précisions. La fécondité des Françaises (y compris celles d’origines immigrées) serait en réalité de 1,8 enfant. Le chiffre de 2 ne serait atteint que grâce à l’apport des femmes maghrébines (3,25 enfants), africaines (4,07), turques (3,35), asiatiques (2,83). Selon le professeur Dumont, 50 % de l’accroissement serait dû à l’immigration.

« Cela fait vingt-cinq ans que l’on ment sur les flux migratoires », assure le démographe dans cet article très documenté, rejoint par ceux qui dénoncent les analyses idéologiques de l’INSEE et de l’Institut national d’études démographiques (INED), largement reprises par les médias officiels.

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