Au lendemain des élections législatives, un certain nombre de commentateurs ont parié sur la fin du Front National. La mort du FN a été annoncée des dizaines de fois. Après les cantonales de 1988 où les candidats frontistes avaient enregistré 3% en moyenne. Après les Européennes de 1994 où nous avions été dépassés par Tapie et De Villiers. Après les européennes de 1999 où la liste Le Pen avait franchi de justesse la barre des 5%.
Et à chaque fois, le FN a rebondi. Cest ce qui semble se passer actuellement si on en juge par l'étude réalisée par IFOP pour le journal du dimanche du 22 juillet 2007. La cote de popularité de Sarkozy se situe à 66% de satisfaits (1 point de plus qu'en juin). Mais au-delà de ce chiffre brut, il faut regarder cette étude dans le détail :
Sarkozy gagne 12 points chez les sympathisants du Parti Socialiste, gagne 8 points chez les sympathisants du Parti Communiste et perd 35 points chez les sympathisants du Front National !!!
C'est-à-dire que la popularité de Sarkozy change de camp et celui-ci devient de plus en plus le chouchou de la gauche. La rupture nétait quune promesse de campagne électorale et louverture à gauche passe mal dans notre électorat. A rebours du PS qui subit de plein fouet leffet Sarkozy.
Voilà pourquoi il ne faut pas céder au pessimisme. Plus que jamais, lavenir nous appartient. A Hénin-Beaumont bien sur, mais dans toute la France.