vendredi 24 août 2007
Légèreté de lun, ou alibi de lautre ?
Communiqué de Jean-Marie Le Pen
Un nouveau dispositif de crédit dimpôt pour les acquéreurs dune résidence principale a été adopté en conseil des ministres, après la censure du dispositif initial par le Conseil constitutionnel.
Cest avec une certaine légèreté que Mme Lagarde annonce triomphalement la nouvelle mesure.
Car les raisons de la censure par le Conseil constitutionnel ne sont en aucune manière supprimées : la « rupture dégalité entre contribuables » demeure entre ceux qui sont déjà propriétaires (depuis le 6 mai) et ceux qui vont emprunter pour le devenir ; et lon se garde daffirmer que le coût de la nouvelle mesure soit sensiblement inférieur à celui de la première, que le Conseil constitutionnel avait considéré comme « hors de proportion avec leffet incitatif attendu ».
Dautre part, on ne nous parle plus des emprunts souscrits avant le 6 mai, alors que le président de la République avait insisté sur cet aspect de son projet.
Devant cette comédie en trois actes (en attendant la suite), on ne peut pas exclure que le Conseil constitutionnel ne soit chargé de fournir un alibi à ceux qui ne veulent pas tenir leurs promesses...