Le gouvernement et les députés de la majorité s’activent pour mettre en place, avant les élections, le droit au logement opposable réclamé par Jacques Chirac et les associations. Le président UMP du groupe d’études parlementaire sur les sans-abri Georges Fenech a présenté mardi la première version d'une proposition de loi sur le sujet.
Le groupe d’études parlementaire sur les sans-abri, qui réunit 30 parlementaires de tous bords, est monté au créneau en présentant une proposition de loi prévoyant la possibilité d’un recours en justice contre l’Etat en cas de réponse négative à une demande de logement. Ce texte répond au souhait de Jacques Chirac, qui a demandé au gouvernement d’avancer "dans les toutes prochaines semaines" sur ce sujet dimanche soir lors de ses voeux aux Français.
"Le droit de chacun à un logement décent et indépendant est un droit opposable à l’Etat", stipule cette proposition de loi de cinq articles, présentée par Georges Fenech, président du groupe d’études, lors dune conférence de presse en présence d’Arno Klarsfeld, chargé par le président de lUMP Nicolas Sarkozy d’une mission sur le sujet, et des frères Augustin et Jean-Baptiste Legrand, de l’association des Enfants de Don Quichotte..
Le droit opposable au logement serait ouvert à "toute personne de bonne foi résidant régulièrement sur le territoire national" dont les ressources seraient inférieures à un plafond fixé par décret, selon le projet de proposition de loi. Le bénéficiaire devra accepter de suivre une action de réinsertion sil est sans-emploi.
La charte lancée par l’association a reçu le soutien de la totalité des partis, excepté le Front national, selon le fondateur de l’association.
Augustin Legrand a cependant déploré que Georges Fenech et Arno Klarsfeld ne reprennent pas à leur compte la revendication des associations de réquisitionner les logements vacants. Cette demande pose un problème "juridique" selon M. Fenech. De son côté, M. Klarsfeld a estimé quelle risquait d’enlever "40.000 logements"à des "gens de la classe moyenne".
"Nous allons tous nous mobiliser pour voter un texte qui répare cette injustice absolument insupportable dans notre société", a promis le député UMP du Rhône. Il a toutefois averti qu’il faudrait plusieurs années pour rendre effectif le droit au logement opposable.
Source : euroinvestor.fr
Mon analyse :
C’est vraiment choquant. Regardez comme ils sont. Tout le monde s’active sous la pression médiatique. Vite vite, faisons passer une loi de force avant les élections… Continuons à détruire des fondements déjà branlants et à dilapider les finances de notre pauvre France. Faisons en sorte qu’on ne puisse rien changer après les élections. Voilà l’un des innombrables exemples scandaleux de leur duplicité et de cette fausse démocratie dont on nous rabâche les oreilles ! Est-ce que c'est comme cela que l'on dirige un pays ?
Quand on vous disait que la droite fait une politique de gauche ! Cette proposition de droite en est la preuve flagrante.
L’Etat réussit à s’auto flageller avec une loi suspecte qui se retournera contre ses propres intérêts. En plus, c'est une loi qui serait irréalisable. Comment l'Etat règlerait mieux un problème de logement en étant "attaqué" en justice, alors qu'il n'y parvient déjà pas aujourd'hui ?
Enfin, c'est encore un coup de couteau donné à la notion de nation. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que nos « représentants » proposent rien de moins que de permettre à n’importe quel quidam qui passe par là (comprenons immigrés non assimilés, et clandestin hors la loi), de demander que l’Etat français lui offre un logement ou lui rende des comptes !! Incroyable ! Il n'y a aucune notion de nationalité ni de citoyenneté dans cette loi, non !, il faut simplement être une «personne de bonne foi résidant régulièrement sur le territoire national » et en difficulté financière. Ce qui ne représente, au bas mot, que des centaines de milliers de clandestins. Et en plus, on pourra leur offrir une formation afin de faciliter leur insertion. Le Français qui, lui, devrait avoir des droits prioritaires, qui peine déjà à joindre les deux bouts à la fin du mois ou à trouver un logement, se retrouve au même niveau qu’un étranger dans son propre pays ! Je dirais même que le clandestin a plus de chances d'être aidé.
Ce n’est pas déjà assez compliqué pour un Français de classe moyenne de trouver un logement ! Il faut encore que la France se transforme en croix rouge planétaire, avec l’argent du contribuable ! Nos politiciens font des excès de zèle et de « générosité » avec l’argent d’une France en dépôt de bilan puisque tous les compteurs sont déjà au rouge ! C’est parfait : nous sommes au bord du gouffre et la France s’apprête à faire un grand pas en avant.
Assurément, les Français devraient tous se mobiliser pour obliger ceux qui nous « gouvernent » à réparer cette injustice absolument insupportable dans notre société et exiger que soient enfin appliquer les fameux « droits de l’homme et du citoyen » dans leur pays.