Marine Le Pen, accompagnée par quelques militants du Front national, était à Cambrai, mercredi matin, pour dénoncer la suppression de la BA 103.
« Pendant que d'autres sont en vacances, nous faisons notre tournée d'été. Nous sommes allés à la rencontre des Cambrésiens sur le marché pour dénoncer l'attitude des élus locaux face à la suppression de la BA 103 », annonce Marine Le Pen. Sur le marché cambrésien, elle a, semble-t-il, été bien accueillie. Peu de monde pourtant en ce mercredi matin où, pour cause de fête foraine, le marché est déplacé et réduit. Son objectif ? « Continuer à dénoncer ».
Ne lui dites surtout pas qu'elle arrive après la bataille. « Dès que le FN a su les tenants et les aboutissants de la réforme militaire, il a dénoncé cette nouvelle mesure gouvernementale », répond la vice-présidente du parti. « Seulement, nous n'avons pas eu le même écho que d'autres formations politiques », insiste-t-elle.
Pour elle, et les membres du FN, pas de doute, « derrière ce choix stratégique, il y a un choix économique », à savoir diminuer le nombre de fonctionnaires. « Il est plus simple de réduire le nombre de militaires plutôt que celui d'enseignants car ils ne descendront pas dans la rue ! », affirme-t-elle. Outre la dénonciation de cette nouvelle réforme, elle porte un jugement sévère sur l'attitude des élus UMP : « C'est bien beau d'en mettre plein les journaux, d'aller à l'Élysée ou à Matignon, mais ce n'est pas à leur honneur. Ils auraient dû démissionner de leur parti ! » Elle revient ensuite sur les conséquences catastrophiques de cette fermeture pour Cambrai et ses environs : économique, déstabilisation du marché immobilier, fermeture de classes dans les écoles... « Nous suivrons de très près le dossier des compensations, encore vague aujourd'hui », annonce la députée européenne. Mélanie Disdier, conseillère municipale à Caudry. Elle fait d'ailleurs partie de la commission de vigilance et informera son parti de la suite des événements.