Sans surprise, Emmanuel Todd dénonce lalignement revendiqué de Nicolas Sarkozy sur la politique étrangère américaine, jugeant le président de lUMP « agité, incohérent, dangereux sur lIran comme sur le reste », invitant les Français à sinquiéter du fait quun Sarkozy président de la République disposerait du feu nucléaire
Et M. Todd daffirmer que M. Sarkozy « mène la droite à une des plus grandes catastrophes électorales de son histoire » ; ce que commencent à pressentir certains qui se mettent à rêver « dune troisième candidature de Chirac pour arrêter les dégâts ! », observe encore Emmanuel Todd qui prédisait il y a peu dans Le Point un second tour opposant Jean-Marie Le Pen au candidat du PS en 2007
Certes, ajouterons-nous, la popularité du président-ministre de lUMP entretenue par son omniprésence médiatique reste très forte puisque, selon le dernier baromètre TNS Sofres/Le Figaro Magazine/I-Télé publié le 7 octobre, 50% des personnes interrogées « [souhaitent] lui voir jouer un rôle important dans les prochains mois », Ségolène Royal restant en tête avec 52%. Mais Le Fig Mag note une décrue sensible de M. Sarkozy par rapport à la précédente enquête dopinion (-3%), baisse qui atteint aussi son alter ego du PS (-7%). A lévidence, les candidats des lobbies et des médias payent leur surexposition et les attaques de leurs petits camarades. Mais Sylvie-Pierre Brossolette souligne aussi fort justement que cest chez les sympathisants de la droite nationale que Nicolas Sarkozy dégringole le plus, en recul de neuf points, conséquence, affirme t-elle, « de ses décisions, toujours trop laxistes aux yeux des Français les plus nationaux, de régularisation des familles de sans-papiers ; ou la prise de conscience que sa politique sécuritaire ne donne pas tous les résultats escomptés ». Cest en effet un euphémisme, à lheure où la lutte contre la violence et la criminalité devient la deuxième priorité des Français, juste derrière la question du chômage, la criminalité violente étant en hausse constante depuis 2002.