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Blog sur la politique, sur le front national et l'actualité.

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Tout va très bien Mme La Marquise !!

FDA QUOTIDIEN du 05/11/2007
Six mois de sarkozysme : « les Français souffrent »

Omniprésent médiatiquement, Nicolas Sarkozy était encore sous le feu des caméras ces derniers jours à l’occasion de sa visite éclair au Tchad où il a tenté de rattraper les conséquences de l’incompétence du duo Bernard Kouchner-Rama Yade dans l’affaire dite de l’Arche de Zoé – voir notre précédente édition. Sarkozy virevolte, tourbillonne, mais ses tentatives un brin désespérées d’occulter le mauvais bilan des six premiers mois de sa présidence ne trompe pas les Français. Il a d’ailleurs renoncé à la conférence de presse qu’il avait annoncée pour marquer cette étape symbolique. Derrière la baisse artificielle des chiffres du chômage, jamais la vie n’a été aussi dure pour nos compatriotes. Invitée dimanche du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI, Marine Le Pen, qui a réalisé une remarquable émission où elle a rappelé avec force les fondamentaux de l’opposition nationale, ce qui n’a pas toujours été du goût de ses interlocuteurs ( !), a relevé qu’avec Sarkozy à l’Elysée « tout continue comme avant ». « La baisse du pouvoir d'achat continue, les vannes de l'immigration sont totalement ouvertes, les vannes des dépenses publiques le sont aussi, l'insécurité continue d'exploser, les agressions contre les personnes se multiplient (…). Sur l'ensemble des promesses qui ont été faite, aucune n'a été tenue. Il a vendu la rupture, sur tous les tons, il n'y a aucune rupture avec la politique antérieure (…). Oui, c'est l'apocalypse, une vraie douleur, les Français souffrent d'une situation qui est en train de s'aggraver ».

Rupture…avec le peuple

Nicolas Sarkozy est « dans la politique du leurre. Il lance des leurres à une partie de son électorat pour faire croire qu'il change des choses. En réalité, il ne change rien », comme on l’a vu notamment avec « la réforme des régimes spéciaux (qui) ne règle pas l'immense problème des retraites », a souligné encore la dirigeante frontiste qui a fait part de son regret que l’opposition nationale n'ait « pas réussi à montrer aux Français (lors des dernières échéances électorales) que Nicolas Sarkozy était dans la manipulation ». A peu de chose près ce qu’a affirmé également le député UMP villepiniste François Goulard, dans les colonnes du JDD. Réagissant au sondage Ifop publié dans ce même journal, dans lequel il apparaît que l’actuel chef de l’Etat reste en tête des intentions de vote pour une présidentielle – présidentielle de 2012 pour laquelle Marine Le Pen a pris date dimanche) –, M. Goulard a estimé qu’ « il y a une espèce de déconnexion entre l'image qui est appréciée et l'efficacité qui est jugée assez moyenne ». « La rupture n'est pas faite. Il y a une rupture de style, c'est incontestable, mais pas de rupture de fond ». Quant aux réformes opérées ces derniers mois, et l’élu UMP se livre là aussi à un constat d’évidence, « ce ne sont pas des mesures qui font une politique valable pour cinq ans ». « Il y a aujourd'hui un manque de lisibilité, de perspective, de continuité dans l'action présidentielle ». Bref ce malaise qui étreint les Français devant l’impuissance de l’UMP à tenir ses promesses, quant elle ne les trahit pas tout bonnement, transparait dans le sondage Ifop cité plus haut qui souligne que 59% des sondés ont répondu « non » à la question de savoir si « l'action du Président et de son gouvernement a permis d'améliorer la situation des Français ». Situation dont à l’évidence les ministres sarkozystes n’ont pas pris toute la mesure si l’on en juge par la sidérante déclaration du ministre de l'Economie et de l'Emploi Christine Lagarde. Face à l’envolée du prix des carburants qui étrangle commerçants, artisans, entrepreneurs, et plus largement encore toutes celles et ceux qui ont besoin de leur véhicule pour se rendre à leur travail, Mme Lagarde a demandé aux Français de faire preuve « d’intelligence » et d’utiliser leur vélo ! Un argument digne du plus obtus des écolo-gauchistes qui traduit aussi la vision très « comtesse de Ségur » qui est celle de ce ministre de la réalité sociale et économique vécue par nos compatriotes.

La France s’enfonce, ça plane pour eux

Interrogée dimanche sur cette flambée du brut dans le quotidien Le Parisien Christine Lagarde a affirmé que les contraintes « ne permettent pas d'écraser les sources de revenus pour le budget de l'Etat ». Comprendre que l’Etat n’entend pas se passer de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), laquelle, soulignait l’AFP, « devrait rapporter quelques 19 milliards d'euros cette année », l'essence étant taxée dans notre pays à 74% et le gazole à 67%. De plus, et nous touchons là aux effets des promesses faites par Sarkozy, « une baisse de la TIPP irait aussi à contre-courant du projet de "taxe carbone", à l'étude dans le cadre du Grenelle de l'environnement ». Alors que les marins-pêcheurs, déjà sacrifiés sur l’autel de l’euromondialisme réclament désespérément un mécanisme pour compenser l'envolée du carburant, c’est à bon droit que Christian Gérondeau, Président de la Fédération française des automobile-clubs et des usagers, a réclamé une baisse de la TIPP, « un impôt anti-social d'autant plus lourd à supporter qu'on a des revenus faibles » a-t-il noté. Dimanche sur Europe 1, il a invité Mme Lagarde à se reconnecter au réel en rappelant que la voiture n'était déjà utilisée que « quand c'est nécessaire ».
« Le trajet moyen en voiture est d'une dizaine de kilomètres, on ne va évidemment pas les faire en vélo ! ». Du vélo, M. Sarkozy en fait pour ses loisirs, et en faisant augmenter ses émoluments de président de 140% il pourra s’en acheter un tout neuf, mais pas pour se rendre en Corse où il a fait décentraliser le Conseil des Ministres la semaine dernière. Un petit gadget médiatique qui a coûté plusieurs millions d’euros au contribuable et qui ne contribue pas à combler le déficit abyssal de nos dépenses publiques. Quant à la flotte aérienne nécessaire à cette opération, elle a autant rejeté de gaz polluants dans l’atmosphère que ne le font 200 familles françaises en une année…

Où il y a de la gêne…

« Car si les Français sont invités à se serrer la ceinture et à faire des économies, l’Etat et les collectivités publiques aux mains des partis de l’Etablissement gardent le même train somptuaire dans un pays, rappelons le, où plus de 7 millions de personnes survivent avec moins de 820 euros par mois ». Conseiller régional FN de PACA, Stéphane Durbec soulignait le 3 novembre que le gouvernement français « a prévu de dépenser 190 millions d’euros l’an prochain pour assumer la présidence française de l’Europe durant six mois. Une somme astronomique, équivalente à deux fois le budget annuel de l’Élysée ». Ce qui n’est pas pour déplaire au président socialiste de l’exécutif régional Michel Vauzelle qui a estimé qu’ « il ne faut pas faire des économies de bouts de chandelle sur des éléments essentiels pour l’image de la France », lequel s’est d’ailleurs plaint devant ses collègues que les « les petits fours servis dans les ambassades ne présentent plus la qualité d’antan ! ». « Dérapage de la dette, inflation fiscale, dépenses somptuaires de communication, le Président de Région semble très fort pour dépenser l'argent qui ne lui appartient pas, celui des contribuables », a relevé l’élu FN, qui conclut que « quand la gauche caviar et la droite saumonée de l'UMPS se rejoignent pour avaler avec gloutonnerie leur part du gâteau, c'est le peuple qui reste sur sa faim ».
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