Faut-il dès lors, à linstar du Figaro ce matin, se féliciter de lannonce par le gouvernement de la baisse de la délinquance depuis Juillet 2007 (- 3,08%) ?
Ce serait négliger le fait que les violences gratuites sur les personnes ont connu dans le même temps une explosion sans précédent (+ 4,19%), corroborant un phénomène grave et resté à ce jour sans réponse politique de la part de nos gouvernants : la criminalisation de ceux qui jusquà présent étaient considérés comme de simples délinquants, qui nhésitent plus, dès le plus jeune âge, à recourir à une violence aveugle et parfois extrême pour parvenir à leurs fins.
Ce serait également oublier que depuis une dizaine dannées, et singulièrement depuis 2002 et larrivée de Nicolas SARKOZY au ministère de lIntérieur, la délinquance a évolué dans ses modes opératoires. Les atteintes aux biens dans les zones urbaines (en particulier les vols) ont régressé en raison dun meilleur taux déquipement des français en systèmes dalarmes et de vidéo-surveillance, dont il faut noter quils ne se cantonnent plus aux grandes villes Signe des temps. La présence policière a par ailleurs été souvent concentrée dans les centres urbains au détriment des zones périphériques. Tout cela a contribué à lapparition dune nouvelle forme de délinquance, la délinquance itinérante, qui sest développée jusque dans les régions a priori préservées comme lest du département de la Haute-Loire qui sest hélas accoutumé, en lespace de 5 ans, aux vols avec violence, aux cambriolages, au racket dans les lycées et collèges, et aux inévitables voitures brûlées
Cette radicalisation de la délinquance souligne un peu plus linadaptation des moyens dont disposent les forces de police et de gendarmerie pour faire face à sa plus forte mobilité et à son déplacement vers les zones péri-urbaines et rurales. Une raison de plus pour ne pas se laisser abuser par lintox dun gouvernement fidèle aux méthodes sarkoziennes : ne rien faire, faire croire.
Pierre CHEYNET
Secrétaire départemental du FN 43
Son blog : ici